ACTE IV,
S~ENE lII.
LUCULLUS,
O ciel!
CATON.
Que dites-v,ous?
C'I
e
É
ll
o
N,
debout.
J'avais d'un pas rapide
Guidé des chevaliers la cohorte intrépide,
Assuré des secours aux postes menacés,
Armé les citoyens avec ordre placés.
63
J'interrogeais chez ·moi ceux qu'en ce troub1e extreme
Aux yeux de Céthégus j'avais-surpris moi-meme.
Nonnius, mon ami', ce vÍeillard généreu~·,
Cet homme incorruptible eu e-es temps rnalheureux ,
P0ur sauver Rome et vous arrive de Préncste.·
11 venait m'éclairer dans ce trouhle funeste,
M'apprendre jusqu'aux noms de tous les conjurés ,
Lorsque de notre sang deux monstres aÚérés
A coups précipités frappent
1
ce cre·tÍr fidele,
Et font périr en· lui tout le fruit de. m@n zele.
Il to~be mort; on court, on voile, on les poursuit ;
Le tumulte, l'horreur~, les.omJfres·d.e la nuit,
Le peuple qui se presse
~
et qui se p ·écipite ,
Leurs complices en fin favorisent leur fuite .
J'ai saisi
l'un
des deux qui, le fe·r
a
la main,
Égaré, furieux, se frayait un chemin :
Je l'ai mis dans les fers, et j'ai su que ce trait're
Avait Catilina pour cotnpli'ce et pour mailre.
( Cicérou
s'asiied
avec
le
sénat.